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<title>Médecine alternative - Votre-Santé</title>
<description>L'actualité des médecines alternatives</description>
<link>http://www.votre-sante.com/</link>
<language>fr-FR</language>
<managingEditor>gis@sarl-gis.fr (GIS)</managingEditor>
<copyright>Votre-santé</copyright>
<lastBuildDate>Sun, 31 Jan 2010 16:08:21 GMT</lastBuildDate>

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<title>La vaccination contre la grippe A : une opération de "com” ratée à nos frais</title>
<link>http://www.votre-sante.com/chroncor.php</link>
<description>Soumis à une campagne de communication tous azimut spendant de longs mois pour nous faire vacciner contre la grippe A (H1N1), nous avons, à plusieurs reprises, exprimé nos doutes et notre surprise devant un tel déploiement de forces et une dramatisation indécente. Nous en étions arrivés à émettre l'hypothèse d'une opération de diversion politique destinée à déplacer l'inquiétude face à la crise économique et sociale sur un thème plus consensuel, la protection collective contre un fléau sanitaire venu d'ailleurs... avec l'avantage évident que l'on ne pouvait plus brandir les promesses non tenues et les erreurs de gouvernance flagrantes en réponse à la crise.Les Français sont des gens difficiles à manipuler, mais l'Histoire montre qu'il est difficile de les berner deux fois de suite. La chute de la cote de popularité de notre président est là pour témoigner de la réalité du désamour qu'il subit. C'est donc dans un contexte très particulier que ce président, qui dirige tout l'exécutif du pays, a décidé de ramener les voiles et de mettre un terme à cette campagne de lavage de cerveau.Reste maintenant à solder les comptes et à faire le point le plus serein possible sur cette aventure digne de bateleurs de foire et de baratineurs de café du commerce. Il faut d'abord faire pièce d'un mensonge fétide dans lequel on a essayé de nous engluer. La fameuse grippe mexicaine a été dénommée grippe A (H1N1) pour faire disparaître son vrai nom de grippe porcine, provoquée en réalité par les scandaleuses déficiences des producteurs US de viande de porcs, abattus et conditionnés au Mexique dans des conditions innommables. Cette grippe n'a à ce jour jamais présenté, dans la plupart des pays, les caractéristiques de la pandémie dont on nous a rebattu les oreilles. Mais, empêtrées dans une opération médiatico-politicienne, les autorités ministérielles n'ont pas su freiner l'emballement déclenché. Bien plus, tous les professionnels qui ont cherché à diminuer la pression s'en sont pris plein la figure : rappelez-vous la façon méprisante dont la ministre Bachelot et même le président Sarkozy se sont moqué du Pr Debré qui s'était permis d'évoquer le caractère plutôt modéré de cette grippe ("une grippette”). Que n'avait-il dit là, "cet urologue qui parle de ce qu'il ne connaît pas”. Comme si Mme Bachelot ou M. Sarkozy avaient la connaissance de ce dont ils parlent, pauvres perroquets qui répètent fidèlement ce que leur disent ceux qui se baptisent experts. Et c'est ainsi que, semaine après semaine, nous avons dû subir ce lavage de cerveau dont l'efficacité a donné les preuves que vous savez : au 10 janvier 2010, certains vaccinodromes ont vacciné moins de monde qu'il n'y avait de personnels pour le recevoir. Et les spécialistes autoproclamés de la maladie annoncent fièrement une décrue de l'épidémie sans pouvoir se l'attribuer puisque les Français boudent la vaccination. Dans un tel contexte, sonner la retraite apparaissait comme la mesure la plus appropriée. Glissée dans la période des fêtes, cette déroute pouvait prendre l'allure d'un simple changement de cap. C'est ainsi que le 4 janvier dernier au lendemain d'un week-end festif, les Français apprenaient au détour d'une information quotidienne que le gouvernement résiliait les commandes de 50 millions de doses de vaccins antigrippe A. Mme Bachelot en faisait même l'annonce sur TF1, précisant que l'Etat, c'est-à-dire nous, ferait ainsi une économie de 350 millions d'euros, utile mais incertaine précision puisque les marchés conclus prévoient toujours des clauses de dédommagement en cas de rupture du contrat, mais cela fait toujours bien de donner l'impression d'économiser enfin notre argent. Et ne parlons pas du Tamiflu, resté sur les bras du ministère avec une date de péremption particulièrement courte (mars 2010) et donc "inrevendable”...Reste maintenant à gérer la réalité et la fin probable de cet épisode héroïco-comique. D'abord il faut surveiller avec la plus grande prudence l'achèvement de cet épisode épidémique. Certes il est en régression, mais l'expérience montre qu'il y a toujours le risque d'une reprise d'un nouvel épisode grippal d'une plus grande virulence. Il nous faut donc être vigilants encore pendant quelques semaines. Par ailleurs, si, fort heureusement, le nombre des décès reste limité, même par comparaison avec une banale grippe saisonnière (qui fait en France annuellement entre 3 000 et 5 000 morts), il est à noter que les décès ont frappé plutôt des adultes jeunes alors que la grippe saisonnière tue plutôt des personnes malades et âgées : le virus de la grippe A semblant favoriser, dans certains cas, des pathologies bronchitiques plutôt profondes et difficiles à soigner.Pour toutes ces raisons, il convient donc d'être prudent et de ne pas crier victoire immédiatement mais d'assurer avec une attention raisonnable le soin des petits accidents rhinopharingés et bronchitiques sans pour autant retomber dans le délire antérieur.Restent les dégâts collatéraux, experts ridiculisés, argent dépensé à tous les vents, principe de précaution mis à mal, médecins généralistes furieux d'avoir été mis à l'écart, structures de circonstances réduites au chômage technique, multiples blessures d'amour-propre et ridicule garantis pour certaines grandes gueules de la vie politique et de la vie médicale. Tout cela passera avec le temps aux profits et pertes de l'opération. Restera, surtout pour l'opinion, le prix à payer pour une tentative de manipulation médiatique qui s'inscrit parfaitement dans le cadre de la gouvernance à l'esbroufe qui caractérise l'équipe qui se croit maîtresse de notre destin et de notre argent. Gare à la casse... </description>
<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 16:08:21 GMT</pubDate>
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