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<title>Médecine alternative - Votre-Santé</title>
<description>L'actualité des médecines alternatives</description>
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<managingEditor>gis@sarl-gis.fr (GIS)</managingEditor>
<copyright>Votre-santé</copyright>
<lastBuildDate>Wed, 4 Jan 2012 15:32:22 GMT</lastBuildDate>

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<title>Avec la prochaine élection présidentielle, l'heure des explications approche </title>
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<description>La campagne de la prochaine présidentielle est une excellente occasion pour tâcher de dresser le bilan d'un quinquennat finissant. Que n'avions-nous pas entendu comme autant de promesses d'une amélioration de nos conditions de vie garantie par un changement fondamental de nos valeurs, la fameuse rupture. Il est toujours un peu difficile de reconnaître ses erreurs, mais, dans le cas présent, force est de constater que bien peu de promesses ont été tenues, avec toujours une bonne raison pour justifier les manquements flagrants, un argumentaire du niveau de l'école primaire quand le cancre a toujours une bonne raison pour justifier de ses absences et de ses défaillances. Mais, plus grave, des entorses fondamentales sont apparues au fil des années, qui ont coûté aux Français des milliards sur lesquels aucun compte n'a été ni ne sera rendu : baisse de la TVA dans la restauration (plusieurs milliards), défiscalisation et désocialisation des heures complémentaires (id.), bouclier fiscal (id.), diminution de l'impôt sur la fortune (ISF, id.).Toutes ces fausses promesses n'avaient comme seule justification qu'une prétendue et inéluctable évolution économique vers le néolibéralisme et la mondialisation, clefs garanties du bonheur. On ne peut que s'en vouloir pour certains d'entre nous d'avoir cru un instant à toutes ces âneries dont le seul objectif, délirant, était de donner la primauté au système financier et d'en imposer les règles impitoyables à l'ensemble des systèmes économiques et sociaux. Mais, au fil des jours et des événements, apparaît nettement l'ordre dans lequel est supposée s'imposer une hiérarchisation des activités et des dépendances : en premier lieu s'érige le pouvoir financier qui prétend gérer l'ensemble des autres domaines de la vie collective. Sa capacité à revendiquer une domination sans partage sur tous les secteurs de la vie économique et sociale à l'échelle mondiale fait courir à nos sociétés le risque de ne plus être que des conglomérats humains et écologiques ballottés au gré des opportunités financières qui les dominent et qui échappent à leur contrôle. Accepter cette hiérarchie-là, c'est reconnaître une capitulation sans conditions entre les mains d'un pouvoir sans limites et sans la possibilité de mettre en action les freins naturels d'un contre-pouvoir. L'ordre financier commande au secteur économique qui finance de mauvais gré l'ordre social, considéré comme un fardeau insupportable produit par nos sociétés.Sans risque d'être contredit, on peut donc avancer que l'ordre qui prétend s'établir dans nos sociétés n'est pas capable, par sa nature-même, de répondre prioritairement à nos exigences individuelles et à nos besoins collectifs dans les grands champs d'intervention que constituent des domaines sociaux, sanitaires, éducatifs, scientifiques, culturels, urbanistiques, écologiques…Dans les années 1970, il était de règle d'opposer deux conceptions de la hiérarchie socio-économique, celle qui disait que le progrès social était un sous-produit du progrès économique et celle qui disait que les progrès économiques dépendaient du consensus social. Le troisième larron qui s'est imposé dans ce montage initialement binaire ne rend que plus impérieux le choix d'un ordre clairement établi où les priorités sociales (santé, habitat, système scolaire, apprentissage, recherche, environnement, règles de vie collective, etc.) justifient le développement économique et industriel dans lequel s'inscrit une politique financière asservie à ces objectifs sociétaux. C'est dire que nous devons trouver notre chemin en commençant par une inversion des valeurs et des objectifs. C'est, à notre avis, ce changement de priorités qui conditionnera l'efficacité de nos actions dans des domaines essentiels à nos yeux. C'est ce changement que nous percevons dans tant de pays où l'indignation et la révolte laissent préfigurer des transformations plus radicales. C'est là que nous approchons des grands choix qu'impliquent nécessairement les options politiques qui vont régir les prochaines décennies. Au fil des années, apparaissent clairement les termes de ces choix. D'emblée, il nous faut choisir entre une société de profits personnels et d'égoïsme et une société de partage et de solidarité.Il est facile d'observer combien cette inversion des valeurs a conduit finalement à une destruction du réseau social par la réduction des moyens affectés, par une culpabilisation des populations concernées (chômeurs, malades, invalides, infirmes, immigrants, etc.), et par cette peur de l'autre, soigneusement entretenue par un usage pervers des moyens de communication et par l'appauvrissement des classes sociales qui ne vivent que de leur travail, en particulier les classes moyennes, mais aussi les acteurs du travail manuel sous toutes ses formes, industrielles, artisanales, rurales.Beaucoup d'arguments ont été avancés pour justifier cet appauvrissement généralisé et se laver les mains du même coup des effets évidents des grands choix politiques de nos gouvernants. Mais c'est dans le domaine de la santé que la mauvaise foi frise au mieux l'incompétence, à croire que chacun ne sait plus comment tenir un discours qui se tienne en dehors des problèmes de financement et d'économie, en commençant par l'allongement de l'espérance de vie et en continuant par cette vision fausse des progrès de la médecine qui porterait tous les mérites de la diminution des risques autour de la naissance jusqu'aux temps les plus reculés de la vie de la personne âgée. Avant de pénétrer plus en détail dans ce monde de la maladie et de l'infirmité, il faut bien nous persuader de ces erreurs qui maintiennent l'opinion dans une représentation stupide de la maladie et de toutes ces insuffisances qui peuplent la vie de chacun, à croire qu'il existe un état naturel de bonne santé et que la maladie n'est qu'un état transitoire qui cédera sous les coups redoublés d'une médecine d'avant-garde. Cette approche, qui comble d'aise ceux qui y croient, n'a qu'un défaut, c'est qu'elle est complètement illusoire. Certes, il existe le cortège bruyant de toutes ces professions qui cherchent à persuader le chaland que tout est possible, que tout est guérissable, mais nous entrons en fait dans une époque où le discours non fondé cherche à se jouer de la naïveté des malades pour faire croire qu'il y a encore un espoir de guérison ou de prolongation, masquant la fin de vie et vantant l'utopie d'une survie possible.En passant en revue ces fausses représentations sur lesquelles s'appuient de nombreuses autorités pour construire un discours qui a tout l'air d'une vérité, il est facile de comprendre que sans ces mensonges rien ne tiendrait. Au premier rang des affirmations mensongères, l'interprétation de l'augmentation de l'espérance de vie,  telle que l'a présentée le chef de l'Etat au cours de l'une de ses interventions radiotélévisées pour justifier le retardement de l'année de la retraite. J'ignore quelle est la plume qui a rédigé son propos, mais un étudiant en médecine un peu formé n'aurait pas laissé passer cette ânerie. Confondant manifestement les différentes données, il a réussi à faire croire que c'est l'augmentation de l'espérance de vie qui justifiait l'allongement du temps de travail avant la retraite. Il ne savait pas que l'espérance de vie se calcule en fonction de l'âge, et il parlait évidemment de l'espérance de vie à la naissance, soit un gain de 6 années entre 1980 et 2010. Dans la même période, le gain ne sera plus que de 4,3 ans à 60 ans, de 2,7 ans à 75 ans et de 1,1 an à 85 ans pour les hommes. Pour les femmes, le gain est légèrement supérieur mais du même ordre de grandeur : 6 ans à la naissance, 4,7 ans à 60 ans, 3,3 ans à 75 ans et 1,7 an à 85 ans. Enfin, l'ensemble de l'humanité s'éteint pratiquement toujours entre 100 et 115 ans depuis 250 ans. Ces chiffres se passent de commentaires, mais confirment les sottises doctement proclamées, car il faut préciser que tous ces aînés ont consciencieusement cotisé pendant toute leur vie active. Confondre en actuariat les cotisants en essayant de faire passer une erreur de calcul pour une interprétation démographique mérite un zéro pointé quel que soit l'âge.Mais ces erreurs vont se cumuler à d'autres pour rendre ubuesque la situation. Pour l'allongement de l'espérance de vie à la naissance, contrairement aux grands discours médicaux, on sait aujourd'hui que c'est l'amélioration des conditions de vie et d'habitat qui ont joué un rôle déterminant dans cet allongement et que la médecine s'attribue des mérites qu'elle n'a pas.A l'autre extrémité de la vie, rebelote : la confusion entre maladie aiguë et affection dégénérative a pour effet de soigner des maladies liées à l'âge avec les mêmes moyens que les états aigus de l'adulte jeune, ce qui pousse à une surconsommation médicamenteuse et médicale abusive. Actuellement, la Sécurité sociale dépense 3 à 4 fois plus d'argent pour les personnes âgées que pour les plus jeunes, alors qu'il s'agit de celles qui en profitent le moins. C'est dire toute la transformation que doit subir la gériatrie pour élaborer des réponses spécifiques. Parkinson, Alzheimer, cancers, immunodéficiences réclament d'autres traitements que la kyrielle de médicaments inefficaces aussi chers qu'inutiles.Enfin, dernier volet d'une courte exploration de pratiques médicales mal adaptées ou sans effet : le champ démesuré de la psychiatrie. Après une longue période où la psychiatrie (entre 1940 et 1960) a progressé à tâtons dans le domaine immense de la maladie mentale, force est de reconnaître aujourd'hui l'incroyable diversité de ce secteur. L'opinion a été saisie à plusieurs reprises par le chef de l'Etat développant sur le sujet le même genre de compétence que pour l'augmentation de l'espérance de vie, ce qui lui permet d'apporter en quelques phrases la solution pour les problèmes les plus graves. Dans la réalité, la psychiatrie traverse une crise profonde en rapport avec l'aggravation et la multiplication des maladies mentales : débilité de l'enfant, troubles du comportement de l'adolescent, démences précoces, états dépressifs récidivants, troubles acquis sous l'effet des drogues, de l'alcool, démences séniles, autant de désordres du cours de la pensée et du comportement qui vont devenir incompatibles avec une vie sociale acceptable. La multiplicité des approches thérapeutiques et psychothérapiques est le reflet de la méconnaissance de ce domaine. Doit-on rappeler que les urgences psychiatriques sont la première cause d'urgences dans les hôpitaux publics ? Doit-on rappeler que le manque de médecins psychiatres oblige aujourd'hui à faire appel à des médecins étrangers qui ne parlent pas notre langue ? On devine sans mal la qualité des rapports psychologiques médecins-malades dans ces situations. Or cette carence en médecins psychiatres n'a pas d'autres explications qu'une limitation arbitraire du nombre des étudiants autorisés à poursuivre leurs études de médecine (le fameux numerus clausus) et l'organisation démentielle de la fin d'études, qui place le psychiatrie sur le même pied que des spécialités médicales sans aucun rapport entre elles, la place de l'étudiant au concours de l'internat étant le seul facteur de répartition : on peut se demander comment une discipline aussi importante peut être à ce point négligée par les autorités de tutelle…Ce tour rapide et fort réduit des principaux problèmes de la médecine a au moins le mérite de faire observer que des catégories entières de notre population, bien qu'ayant cotisé le plus souvent durant toute leur vie professionnelle ou frappées d'une affection incurable et invalidante, en sont réduites à une forme de mendicité qui n'ose pas dire son nom, sauf à ne pas oublier que les pouvoirs publics portent la lourde responsabilité d'avoir laissé faire, puis vont se lamentant de tant de besoins non satisfaits, alors qu'ils sont coupables (et comptables) de leur négligence et de leur mépris.Puissent chacun, chacune d'entre nous en ce début d'année (électorale), se rappeler l'acharnement avec lequel les problèmes sociaux ont été rejetés dans la catégorie des dépenses inutiles et abusives.Bonne année à tous et toutes. Souhaitons ensemble que cessent ces folies qui frappent avant tout ceux et celles qui ont tant besoin qu'on les écoute et qu'on les aide.</description>
<pubDate>Wed, 4 Jan 2012 15:32:22 GMT</pubDate>
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