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<title>Médecine alternative - Votre-Santé</title>
<description>L'actualité des médecines alternatives</description>
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<managingEditor>gis@sarl-gis.fr (GIS)</managingEditor>
<copyright>Votre-santé</copyright>
<lastBuildDate>Wed, 4 Jan 2012 15:34:22 GMT</lastBuildDate>

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<title>Les cauchemars de mademoiselle Ming</title>
<link>http://www.votre-sante.com/chronkris.php</link>
<description>Mademoiselle Ming a une forte présence, habile à jauger autrui sans montrer aucun sentiment. &#8232;A 30 ans, elle est DRH d'une grosse société. D'autant plus difficile pour elle de s'exposer. &#8232;Sans rien savoir, intuitivement j'approche sa signature comme une lecture dans un marc de café.  Tactique déconcertante pour celle qui édifie sa muraille et se voit infiltrée. &#8232;Belle joueuse, elle ramasse le masque et se raconte. J'ai tenté, il y a 10 ans, une psychothérapie, mais la personne ne disait rien. Alors j'ai arrêté au bout de 3 séances. Vous êtes la thérapeute que j'attendais, j'ai besoin d'avoir des réponses. D'origine chinoise,père paysan, mère aristocrate, depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai des cauchemars. Enfant, je gémissais, criais, baragouinais de manière inintelligible et somnambulisais. Vingt-cinq ans plus tard, toujours la même histoire. Comment me débarrasser de ces cauchemars aux multiples variantes du type :Je nage, je nage mais je n'avance pas. Je me souviens vouloir parler mais aucun son ne sort.Je me sens sale, il me faut me doucher absolument, je ne le peux.Mais il en existe un, plus terrible que tous les autres. Il me terrifie.Une enfant – entre 8 et 12 ans – dans mon rêve me regarde, elle est toujours là, elle me suit partout. Son regard me fait très peur. Je veux la fuir, je n'y parviens pas. Elle me terrorise.On peut observer dans deux types de rêves récurrents la présence de l'eau, l'impossibilité d'avancer et de se laver. Est-elle empêchée d'évoluer parce qu'elle se sent sale ou a été salie ?– Entre 8 et 12 ans, je n'ai retenu que les corrections de l'enfance. Même aujourd'hui je ne suis pas gaie, je n'inspire pas la confiance. Pas malheureuse, pas heureuse non plus. Pas envie de rire ou d'être avec les autres. Je garde tout pour moi. Je suis un mystère pour l'entourage. Cette petite fille me fait peur. Son regard, c'est celui de ma mère. Pourquoi, comment l'aimer ?– Les yeux, c'est le miroir de l'âme, dit-on.– Ce qui dévoile le plus, ce sont les yeux. J'ai appris à être impassible. La seule chose qu'ils pouvaient lire : un regard de poupée, fixe et vide, 24 heures sur 24, la non-vie. Toute la journée, j'entendais : "Tu n'es pas jolie, pas gentille, pas une bonne sœur, tu ne seras pas une bonne mère." La petite fille de mon rêve ne parle pas, sans expression au coin des lèvres, je ne sens pas le souffle. – Vous aviez l'interdit de raconter, d'expulser vos émotions. Si vous aviez parlé, personne ne vous aurait entendue. Un événement vous a-t-il marqué au point de vous murer dans le silence ?– Un homme que l'on hébergeait a tenté de me violer enfant. Mes parents sont morts mais, encore aujourd'hui, il est considéré comme notre oncle. Vous êtes la première à qui je confie ce drame. &#8232;Ma mère aurait donné son cœur, sa fortune à n'importe qui, mais pas à moi. Aux alentours de 9, 10 ans, j'ai commencé à analyser, à comprendre. Le père, n'importe qui lui demandait de l'argent, il en donnait, alors que nous ne mangions pas à notre faim. Il s'est tué au travail pour assurer notre survie. Il semblait ne pas voir que cet homme passait la main aux fesses de ma mère, ulcérée par ce geste. Depuis la dernière séance, je ne rêve plus d'elle. Je vous ai dit alors : "Cette petite fille, c'est pas moi, c'est ma mère." Et vous m'avez répondu : "Cette petite fille, c'est vous". Cela m'a beaucoup gênée. Je n'en ai pas dormi, mais finalement je ne fais plus ce cauchemar. Je me suis posée la question : "Suis-je aussi dure, aussi intransigeante que ma mère ?" – Vous vous êtes durcie pour résister, exister avec courage et dignité. – Les gens, ma famille, me disent : "Tu es dure avec toi-même." Cela ne me fait pas plaisir. Quand j'avais 4-6 ans, j'entendais : "Vilaine fille, méchante, égoïste, moche, bête, tu finiras sur le trottoir et en prison." Tous contre moi, mère, frères, sœurs, grands-parents. J'ai toujours marché courbée, je calculais tous mes gestes, toutes mes paroles. Un jour, je me suis dit : "Il faut que ça change." J'ai décidé d'entreprendre une psychothérapie. Un mois plus tard, c'est d'un petit garçon qu'elle rêve - gros, ressemblant à cet homme surnommé "petit Bouddha", car ventripotent - qui la suit en permanence. Le rêve est apparu après avoir parlé pour la deuxième fois de sa tentative de viol. &#8232;Il a pris la suite de celui de la petite fille. &#8232;Il n'est plus aussi affreux mais désagréable. – Le premier est l'image de la non-vie que vous vous infligiez, le second de la besace encombrante qui vous poursuit. Cette image de Bouddha violeur est un oxymore, Bouddha étant l'apôtre de la non-violence et prônant le renoncement. Il est temps pour mademoiselle Ming de ne plus fuir dans le travail pour retrouver son souffle, sa vie, entre deux pôles plus joyeux, plus pacifiés pour faire grandir l'harmonie masculin-féminin : ne pas renoncer au bonheur tout simplement. </description>
<pubDate>Wed, 4 Jan 2012 15:34:22 GMT</pubDate>
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