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<title>Médecine alternative - Votre-Santé</title>
<description>L'actualité des médecines alternatives</description>
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<managingEditor>gis@sarl-gis.fr (GIS)</managingEditor>
<copyright>Votre-santé</copyright>
<lastBuildDate>Mon, 30 Jun 2008 08:07:35 GMT</lastBuildDate>

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<title>Soin, technique, magie et acte sacré</title>
<link>http://www.votre-sante.com/chronmor.php</link>
<description>"Dérives thérapeutiques, du phénomène de mode aux sectes", titre le <i>Bulletin du Conseil de l'ordre</i> d'avril 2008, nous avertissant du grand danger "à suivre les conseils de gourous qui promettent à leurs adeptes de les guérir de leur leucémie par de la psychologie, ou encore de ne jamais tomber malades s'ils se nourrissent uniquement d'air et de lumière !"Pour le Conseil de l'ordre, ou la Miviludes, les jeux sont d'ores et déjà faits : d'un côté les scientifiques, garants de l'ordre et des bons choix, de l'autre, des charlatans/hérétiques se déclarant de leur art, cachant leurs désirs de manipulation derrière des croyances abracadabrantes… et faisant perdre à leurs patients ignares toutes leurs chances. Science : seule chance de survie ?Art et croyances : dangerosité inéluctable ?S'agit-il de se soigner, de guérir, en faisant fi de ses croyances, pour ne pas risquer de se faire traiter de sectaire ? A-t-on le droit de se soigner et, pire, de guérir quand ses croyances ne se situent pas exclusivement dans la scientificité de la médecine ?Il est question de vie ou de mort dès qu'il y a expérience de maladie ou de souffrance, même sans gravité. Etre malade, c'est être face à la mort, de façon plus ou moins proche, plus ou moins aiguë, c'est prendre conscience de sa vulnérabilité la plus profonde, de sa limite et de son impuissance. Pour pallier cette fragilité, chacun s'appuie sur ce qui lui donne force, et cela ne peut concerner que ses croyances, qu'elles soient en la toute-puissance de la technique médicale, en son aide relative et en celle de soins plus naturels, en la remise à jour de ses attitudes et choix de vie, en la foi en soi, en la reconnaissance de ce quelque chose qui nous dépasse, en la foi "tout court"… et, pour beaucoup, un mélange de tous ces ingrédients.Car chacun de nous porte dans son intimité la marque au fer rouge de ses croyances, conscientisées ou pas, nées de son histoire, de sa culture. Et c'est avec tout cela qu'il va falloir traiter quand la maladie survient. Pas seulement avec un organe malade !Parler de croyances, ce n'est donc pas faire croire en une étiologie divine, ou surhumaine, de la maladie et de sa guérison.Ce n'est pas faire croire que certains ont le pouvoir de soigner et de guérir, et d'autres pas. Ce n'est pas faire déraper inéluctablement le soin vers une pratique plus ou moins magique, proposant incantations, impositions des mains, manipulations et tromperies, ou refus irresponsables de tout traitement officiel, comme voudraient nous le faire croire la Miviludes et le Conseil de l'ordre.C'est en premier lieu reconnaître la valeur inestimable de la personne humaine, au-delà de son statut, de son histoire, de ses actes, en reconnaissant les limites de l'identification de l'homme à son corps et de son corps à une machine. C'est l'aider à faire rejaillir ses forces et à consolider sa confiance avec les traitements les plus adaptés à son vécu, son histoire, sa sensibilité.En fait, s'agit-il d'autre chose que d'instaurer une dimension éthique au soin, lui donner un sens "sacré" ? Le monde est un lieu de sens, en cela il est sacré. Et l'acte de soigner ne peut que s'inscrire dans la perspective d'un don de sens, qui n'est pas "promettre à une personne atteinte de leucémie que la psychologie va la guérir", mais juste reconnaître que le corps humain est un corps de parole, plongé dès son origine dans une culture. Ce "sacré" concerne l'ouverture que le soi-niant (en s'oubliant pour entendre l'autre à travers ses mots) offre au soi-nié (resté bloqué dans les maux), en contactant en lui son humanité d'homme souffrant, qui s'impose et impose le respect par lui-même. Soigner, c'est donc avant tout recréer le lien vers cette parole, qui n'appartient qu'à la personne, pour qu'elle se remette dans sa dynamique propre de vie, en choisissant les chemins qui le lui rendent possible (accompagnement et soins qui s'accordent à ses croyances profondes).Pour cela, aucun acte médical ne peut être considéré comme seulement technique, au risque de dépouiller l'homme de tout rituel de passage, de le rabaisser au rang de véritable ustensile, de le traiter par manipulation jusqu'à élimination sous forme de déchet. Bien sûr, se concentrer sur le seul acte technique permet au soignant de se protéger d'une trop forte implication affective, symbolique, existentielle. Pour autant, doit-on en arriver au déni intégral ? Car surconsommation médicamenteuse avérée des Français, trou sans fond et difficultés diverses de la Sécurité sociale nous parlent du prix à payer pour ce déni.Et c'est à tout cela que donnent des réponses la majorité des médecines non conventionnelles, qu'elles soient ancestrales ou plus novatrices : accueillir la personne malade dans son humanité, en tenant compte de sa souffrance, certes, mais surtout du sens qu'elle lui donne dans son histoire, pour qu'elle choisisse en conscience les techniques qui répondront le mieux à son humanité. Sans nier la gravité éventuelle de son état, ni la nécessité de soins conventionnels.N'est-ce pas une bonne façon d'ouvrir le chemin de sa guérison ?Curieusement, cela est taxé de "non déontologique" par ceux qui prônent la sujétion totale aux laboratoires pharmaceutiques, et de charlatanesque par d'autres qui s'autoproclament experts, conjoints dans leur incapacité à ne voir autre chose en l'homme qu'un vulgaire déchet recyclable.Ethique, quand tu nous tiens…</description>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 08:07:35 GMT</pubDate>
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