Mercredi 22 Octobre 2014







Sexualité et cœur après 50 ans
01-09-2007-A cinquante ans, l'homme et la femme sont jeunes. Plus personne n'en doute aujourd'hui. L'un et l'autre sont en activité génitale. Néanmoins, des hommes m'ont très souvent demandé si les rapports sexuels à partir de cet âge n'imposent pas au cœur un surmenage dangereux.
Durant les rapports sexuels, l'augmentation du rythme cardiaque est normale
Cela dit, les traités de médecine et de pathologie ne consacrent pas de longs développements à l'influence de la sexualité sur l'appareil cardiovasculaire. On sait que pendant l'acte sexuel les pulsations et leur intensité augmentent très sensiblement, que la respiration devient haletante. A l'apogée le nombre de battements de cœur peut doubler, soit près de 140 à la minute, et la tension s'élever, mais ces phénomènes sont tout à fait supportables par l'homme en bonne santé. C'est pourquoi, à mon avis, l'enseignement de la médecine ne s'y attarde pas. Quoi qu'il en soit, la crainte des conséquences sur le cœur de l'acte sexuel existe et il me paraît utile de chercher à savoir quelle en est la raison profonde.
Des hommes sont morts au cours d'un coït. C'est le fait. Mais il faut y regarder de plus près. Il convient de savoir pourquoi. On ne meurt pas des suites d'un acte normal quand on est dans un état de santé satisfaisant. On ne meurt pas parce que, après cinquante ans, on aura fait une marche un peu poussée, ou un vrai sprint, ou vingt tractions sur les bras, ou veillé plus tard que d'habitude pour achever un travail. Ou bien c'est que l'état cardiovasculaire du sujet était mauvais. On peut dire que tous les cas médicalement étudiés, à la suite d'accidents post-coïtaux, font ressortir l'existence de lésions du cœur et des artères, notamment des coronaires et des vaisseaux du cerveau.
Cœur fragile : consommer avec modération
La question de savoir si un cardiaque doit s'abstenir de rapports sexuels est controversée. Je ne comprends du reste pas pourquoi, car enfin, en raison même des effets physiologiques intenses mentionnés ci-dessus, la continence s'impose. Le seul problème est de savoir si cette continence doit être totale ou non. La réponse dépend de l'étendue de la lésion. A faible lésion petite continence ; à lésion grave continence totale. Voilà la règle.
C'est moins dangereux avec sa compagne
Un autre point doit être soulevé : une chose est d'avoir des rapports sexuels avec son épouse, une autre d'en avoir avec une partenaire nouvelle. D'une façon générale, après vingt, voire trente années, le coït avec sa femme provoque de moins en moins d'excitation. Cet état de moindre intérêt finit même par engendrer ce que nous appelons l'impuissance sélective. Quand les étreintes continuent d'être pratiquées, il s'agit, pourrait-on dire, d'actes de tout repos. Je veux souligner par là que l'incidence sur le cœur, la respiration et la circulation cérébrale est relativement faible.
Cela dit sans préjuger aucunement de l'amour véritable. L'homme vieillissant peut aimer sa femme plus que dans sa jeunesse et ne plus éprouver, par suite de l'habitude, de fortes excitations sexuelles. Le réciproque existe aussi pour l'épouse. En revanche, si le même sujet va vers une nouvelle partenaire, l'attrait de la nouveauté le fera intensément vibrer, et cette excitation décuplée risque d'être fatale à un cardiaque. A l'évidence, des émotions d'une telle intensité constituent pour l'homme au cœur déficient une charge cardiovasculaire dangereuse et, pour les plus gravement atteints, insupportable.
L'activité sexuelle varie avec l'âge et le sexe
Reste à envisager le problème pour les sujets ayant dépassé cinquante-cinq ans, indemnes de lésions.
Il faut savoir que le maximum d'activité masculine se produit entre vingt-deux et trente ans. A partir de cet âge une diminution progressive s'amorce. Si l'on se réfère à Kinsey, l'excitation avec la partenaire habituelle diminue dans de très fortes proportions à partir de cinquante-cinq ans, pour être voisine de zéro à soixante-cinq ans et complètement nulle à soixante-dix. Il y a certes des exceptions, elles ne font que confirmer la règle. Il n'empêche que le phénomène est purement physiologique et universel, et les hommes qui le subissent, et c'est l'immense majorité, ne doivent pas s'en montrer psychiquement affectés. L'involution est de règle. Ainsi, je cite Kinsey qui dit que “les érections matinales en moyenne de 4,9 par semaine durant les jeunes années, s'abaissent à 1,8 à soixante-cinq ans et à 0,9 à soixante-quinze ans”.
Le recours aux aphrodisiaques est extrêmement dangereux. Nul ne doit aller contre la nature. Chez la femme l'évolution sexuelle diffère de celle de l'homme. L'ascension est lente. Entre vingt et trente ans, elle n'éprouve pas une excitation sexuelle aussi intense que l'homme et beaucoup de jeunes femmes ne parviennent pas au véritable orgasme. Après trente ans, la courbe tend à s'élever pour atteindre son maximum entre quarante et cinquante ans. C'est à cette phase de leur vie que certaines femmes connaissent l'orgasme dans toute son intensité, et c'est une révélation. Le déclin intervient ensuite mais beaucoup plus lentement que chez l'homme.
Cette différence entre l'homme et la femme est malheureusement une source d'inharmonie. Les sexologues Ruth et Brecher ont écrit à ce propos cette pertinente observation : “Nombreuses sont les jeunes femmes qui déclarent préférer avoir des rapports moins fréquents que ne le désirent leurs maris ; au contraire, dans les dernières années du mariage, plus nombreuses sont les femmes qui désireraient avoir des rapports plus fréquents que ne le souhaitent leurs conjoints.” Compte tenu de cette involution divergente, il n'est pas facile de concilier les désirs.
Restez vigilants et attentifs
Quoi qu'il en soit, les couples en mesure de poursuivre une activité sexuelle doivent la conduire avec tout l'amour et toute la tendresse possibles. La règle de santé est de ne pas se forcer et, si la vigueur est satisfaisante, de ne pas faire d'excès. Pour en revenir à l'incidence sur l'appareil cardiovasculaire, une sexualité bien réglée n'a aucune influence fâcheuse si cet appareil est indemne.
L'excès de nourriture nuit à l'activité sexuelle et, comme on le sait, à l'organisme tout entier. Il ne faut pas manger exagérément avant un rapport sexuel, étant donné que le cœur a à faire face à une demande accrue de sang pour les besoins de la digestion. Or, il est éprouvé par l'accélération des battements au cours de l'étreinte.
Même observation à l'endroit des boissons alcooliques : l'alcool augmente le nombre des pulsations et d'autre part incite à des exploits au-delà des possibilités, par suite de l'inhibition des dispositifs psychiques de sauvegarde ou censure.
S'abstenir de rapports sexuels, quel que soit l'âge, en cas de fatigue.
Si un quart d'heure après une étreinte, les palpitations cardiaques persistent avec un certain état d'essoufflement, c'est un signal d'alarme : il faut consulter le médecin. Si le sujet éprouve des douleurs dans la poitrine, douleurs rétro-sternales au cours et après le coït, même conseil : consulter.
Eprouver le lendemain d'un acte, et du fait de ce seul acte sexuel, non précédé de sortie, de repas plantureux, d'amusements intempestifs, éprouver dis-je, de l'accablement, un irrésistible besoin de sommeil est un mauvais signe. S'il se reproduit, consulter.
Les rapports sexuels connaissent après cinquante ans une diminution qui ne cessera de marquer une courbe descendante, cette involution normale ne doit pas être interprétée comme un état maladif. D'autre part, la poursuite d'une activité sexuelle modérée n'a aucune influence fâcheuse sur l'organisme, en particulier sur l'appareil cardiovasculaire, si celui-ci est indemne. Encore faut-il en avoir la certitude.
Pierre PICARD

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