Les effets secondaires redoutables du Gardasil
20-02-2008 - Dans le mensuel Votre santé du mois de novembre 2007, Sylvie Simon annonçait le décès de deux femmes préalablement vaccinées par le Gardasil.
L’Agence européenne du médicament (EMEA) confirmait notre information le 24 janvier 2008, en précisant :“mort subite et inexpliquée de deux jeunes femmes dans l’Union européenne” plus précisément en Allemagne et en Autriche. Le Gardasil est le vaccin qui protège contre certains virus (mais pas tous) responsables du cancer du col de l’utérus – HPV (Human Papilloma Virus) 6, 11, 16, 18. Mis sur le marché le 23 novembre 2006 à grands renforts de publicité auprès du grand public et des médecins, le vaccin obtient le remboursement le 11 février 2008. Celui-ci sera effectif pour toutes les jeunes filles de 14 ans et pour les jeunes filles et jeunes femmes de 15 ans à 23 ans qui n’auraient pas encore eu de rapports sexuels ou au plus tard durant l’année suivant le début de leur activité sexuelle.
Rappelons que le HPV est un virus sexuellement transmissible par voie cutanéo-muqueuse – les attouchements, les caresses, les contacts sexuels préliminaires – et que les préservatifs masculins et féminins n’assurent pas une protection contre ce virus.
Le cancer du col de l’utérus n’est plus une priorité de santé publique en France. Son mode de dépistage est excellent. La pratique régulière du frottis, notamment par la technique monocouche et le typage viral, chez le gynécologue ou le médecin généraliste, a considérablement fait chuter le nombre de décès par cancer du col de l’utérus. Ces décès ne concernent que des femmes ne se faisant pas dépister par manque d’information. C’est au niveau du dépistage par le frottis qu’il faut agir, en informant. Les traitements de l’infection à HPV, puis des stades précancéreux du col traités par laser, puis par la chirurgie ont permis à nombre de femmes de guérir et de ne pas développer de cancer du col de l’utérus. Ceux-ci ne posent pas de réels problèmes aux gynécologues.
Ce n’est pas là qu’il fallait orienter la recherche et investir pour sauver des vies de femmes, c’est au niveau du cancer du sein. En France, plus d’une femme sur neuf meurt, chaque année, du cancer du sein soit plus de 15 000 décès, malgré le dépistage intensifié, nationalisé, malgré les thérapeutiques nouvelles.
Le 25 janvier 2008, l’Agence européenne du médicament dit, comme l’Afssaps, qu’“aucune relation de cause à effet n’a été démontrée entre la mort de ces jeunes femmes et l’administration du Gardasil”, et qu’“à l’issue de la réévaluation des données le rapport bénéfices/risques demeure favorable en faveur du vaccin Gardasil”.
En France, selon l’Afssaps, 435 000 doses de vaccin ont été délivrées depuis novembre 2006. A ce jour dans notre pays, il n’y a pas eu, fort heureusement, de jeune fille ou de jeune femme décédée des suites du Gardasil... Un vaccin concurrent va bientôt être mis sur le marché. La guerre des laboratoires va se déchaîner, car c’est toujours et encore une histoire d’intérêts financiers.
Le jour où une famille française pleurera le décès d’une jeune fille, comme plus de vingt familles dans le monde pleurent leurs filles décédées quelques heures ou jours après l’injection de ce vaccin, même si aucune relation de cause à effet ne peut être démontrée, le vaccin sera-t-il interdit ?
Dr Bérengère ARNAL-SCHNEBELEN
Le Dr Bérengère Arnal-Schnebelen est gynécologue-obstétricien, coauteur avec le Pr Henri Joyeux de Comment enrayer l’épidémie des cancers du sein ? Elle est la maman d’Eve, 13 ans, qui ne sera pas vaccinée contre les HPV oncogènes, mais qui sera informée et régulièrement dépistée.
Lire
• Un nouveau vaccin contre le cancer du col de l’utérus, Votre santé, n° 91, p. 1 et pp. 8-9.
• Gardasil, ça continue !, Votre santé, n° 97, p. 5.