Mardi 09 Février 2010
N° 124 - Février 2010
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Le dosage des anticorps 22-08-2007- Dr Laurent Hervieux – La biologie a progressé de façon considérable. Elle permet au praticien d’analyser les caractéristiques du terrain propre à chacun et de poser un diagnostic juste, condition essentielle pour lutter efficacement contre toute affection. La prévention, le suivi et le traitement des effets secondaires dus à la vaccination sont aujourd’hui facilités par le dosage des anticorps.
Les macrophages, dans les tissus, et les monocytes, dans le sang, sont des cellules qui repèrent les intrus (bactéries, virus), les englobent, puis les détruisent en petites parties appelées polypeptides. Ces derniers sont consti­tués de 3 à 21 acides aminés. Ce sont des substances appelées antigènes car capables d’induire la formation par l’organisme d’anticorps contre eux. Les cellules macrophagiques présentent l’antigène à un lymphocyte T. En même temps, le macrophage sécrète de l’inter­leukine  1 qui va stimuler ces lympho­cytes  T. Ces lymphocytes  T ainsi activés vont sécréter, entre autres sub­stances, de l’interleukine  2 qui va notamment stimuler les lymphocytes  B pour les transformer en plasmocytes capables alors de fabriquer des anti­corps contre ces antigènes. Ce processus, qui commence par la re­connais­sance de l’intrus et se termi­ne par la stimulation des lymphocytes  B, consti­tue l’immunité cellulaire.
La production des anticorps IgM, IgG et IgA par les plasmocytes est appelée immu­nité humorale car les anticorps sont véhiculés dans le sang. Ce résu­mé simplifié montre que les deux immu­­nités, cellulaire et humorale, sont liées.
En ce qui concerne les lymphocytes  T, certains seront transformés en lym­phocytes  T cytotoxiques (capables de tuer des cellules bactériennes ou virales ou infectées par des virus), ou en lymphocytes  T non cytotoxiques dont le rôle sera régulateur de l’immunité, afin que la réaction immunitaire ne s’amplifie pas de façon excessive. Il existe ainsi des rétrocontrôles dans ce système immunitaire complexe. Nous disposons aussi de lymphocytes mémoire capables de reconnaître l’antigène déjà connu et ainsi de répondre très rapidement à une tentative d’invasion venant d’un type d’intrus précédemment identifié. Ce mécanisme est spontané. Dans le cas des vaccinations, il est forcé artificiellement pour tenter d’éviter l’apparition de la maladie contre laquelle le vaccin doit protéger.
L’immunité est en principe spécifique de l’antigène reconnu
Mais dans la nature, certains antigènes sont communs entre des virus, ou des bactéries et des substances antigéniques de l’organisme lui-même. Ceci entraîne une auto-immunité et des réactions immunitaires contre l’organisme aboutissant à des affections auto-immunes telles que le diabète, la spondylarthrite ankylosante, la polyarthrite, la sclérose en plaques, etc.
Or les vaccinologues oublient ou ne re­connaissent pas les travaux des spécia­listes des affections auto-immunes, qui ont récemment découvert des anti­gènes communs entre virus ou bactéries et des groupes d’acides aminés contenus dans l’organisme.
Pour l’hépatite  B, par exemple, une antigénicité commune entre l’antigène HBs (du vaccin contre l’hépatite  B) est démontrée avec des structures du système nerveux (d’où possibilité de sclérose en plaques ou de syndrome de Guillain-Barré) ou avec des structures antigéniques des articulations (d’où l’apparition possible de polyar­thrite ou de spondylarthrite), ou avec des structures antigéniques du tissu sanguin (d’où possibilité d’apparition de lymphomes), ou avec des structures antigéniques du pancréas (d’où apparition de diabète) ou de la thyroïde (d’où apparition de thyroïdite).
Les structures antigéniques sont recon­nues en association avec des molécules codées par le système HLA. Or nous héritons de 12 molécules différentes co­dées par les HLA de nos parents. Les affections auto-immunes sont en général prédisposées par ces codages HLA.
Chaque codage donne une ou plusieurs prédispositions pathologiques
C’est en fonction de ces codages HLA que s’exprimera l’une ou l’autre ou plu­sieurs de ces affections auto-immunes sous l’influence de la stimulation antigénique notamment vaccinale. Or la stimulation antigénique vaccinale est répétée par la multiplication des injections vaccinales et la multiplicité des vaccins. Le risque de maladie auto-immune est donc plus fréquent par la vaccination que par la maladie spontanée dite sauvage.
Ainsi, un patient porteur d’un codage HLA DR2 fera plutôt une sclérose en plaques ou un lupus. Un patient HLA DR4 fera plutôt un diabète ou une polyarthrite selon le sous-type HLA DR4. Un patient DR3 fera plutôt un diabète ou une thyroïdite.
Enfin, l’individu vacciné peut s’immuniser contre l’ADN contenu dans les vaccins cultivés sur cellules tumorales, cas du GenHevac. Or toutes nos cellules contiennent le patrimoine gé­né­tique dans leur noyau sous la forme de chromosomes portant notre ADN. Cela pourrait notamment entraîner la suppression d’anti-oncogènes ou fa­voriser l’expression d’oncogènes et aboutir à la formation de tumeurs telles que les lymphomes qu’on constate notamment depuis la vaccination anti­hépatite B. Les décès déclarés, suite à ce vaccin, semblent relever de cette situation dramatique.
A moins que ce ne soient des antigènes tumoraux en provenance des cellules tumorales d’ovaire sur lesquels sont cultivés ces vaccins qui en soient à l’origine.
Grâce aux progrès de la biologie, nous sommes capables, en pratique journalière, d’effectuer chez les patients, les dosages d’interleukine 1, d’interleukine  6, d’interleukine  8, de facteurs de nécrose des tumeurs et du récepteur soluble de l’interleukine  2. Ce sont ces médiateurs de l’inflammation et de l’immunité qui vont permettre de suivre l’état du patient et l’efficacité de nos thérapeutiques.
Dr Laurent HERVIEUX

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